Sibylle Enderlin-Fulchiron n'a pas suivi un chemin tracé. Elle en a dessiné un, au fil des rencontres, des hasards assumés et des choses qu'elle a laissé venir à elle. De Valenciennes à Prague, de Londres à Lausanne, chaque étape a été une invitation plutôt qu'un plan.
Une phrase de Nietzsche traverse toute la conversation : chercher sans trouver, ou trouver sans chercher. On y parle de la solitude comme condition nécessaire à la création, de la rencontre avec l'artiste autodidacte Mathieu Riou et sa fresque de quatorze mètres, des Dollies de Rose, plus de 130 poupées textiles devenues un projet d'exposition mondiale, et de ce petit quelque chose de triste chez les créateur·ice·s qui ont dû mettre leur créativité de côté.
Enseignante en art, médiatrice culturelle et fondatrice des Ateliers Près-du-Marché à Lausanne, Sibylle est passée par les Beaux-Arts de Valenciennes, l'École royale de Saint-Luc à Tournai, l'enseignement à Prague, puis la médiation culturelle au Musée historique de Lausanne. Elle porte aujourd'hui le projet des Dollies de Rose, une exposition en préparation.